La sophrologie propose des outils pour mieux gérer son stress, un sophrologue peut aider à s'apaiser. Votre sophrologue vous propose d'accompagner votre grossesse et de vous aider dans votre préparation de l'accouchement. La sophrologie vous permettra d'acquérir des outils pour mieux gérer la douleur. Grâce à un sophrologue, les entretiens et concours peuvent être envisagés plus positivement. Pour lutter contre les dépendances, la sophrologie constitue un outil de gestion émotionnelle pertinent. Pour lutter contre les troubles du sommeil, un suivi par un sophrologue vous aide à retrouver des nuits plus sereines et réparatrices. Lorsque votre comportement est perturbé, la sophrologie peut vous aider à reprendre le contrôle.

Traiter les phobies

Caractéristiques des phobies

La phobie est une crainte angoissante spécifique déclenchée par un objet ou une situation n'ayant pas spécialement de caractère dangereux et disparaissant en dehors de l'objet ou de la situation.
Ceci entraine donc des conduites d'évitement au delà du contrôle volontaire, bien que le sujet phobique soit conscient du caractère irrationnel de sa peur.
Ce symptôme est extrèmement fréquent et variable en fonction de caractéristiques individuelles mais aussi en fonction des époques de la vie. Une personne claustrophobe pourra peut-être prendre un ascenseur la plupart du temps et pas du tout certains jours.

Il existe différents symptômes phobiques :

Origine des phobies

Les apports de la sophrologie

S'il n'est pas aisé de traiter une phobie de façon définitive, la sophrologie permet tout de même aux phobiques de neutraliser la gène occasionnée par l'objet ou la situation phobogène.
La sophrologie proposera un protocole adapté à toutes les phobies.
Dans un premier temps, un travail d'anamnèse permettra de cerner le problème, sa gravité, son ancienneté et les gènes qu'il occasionne.
Secondement, le sophrologue proposera, à travers une sophronisation, la construction d'une image ressource associant un visuel à des sensations calmantes et apaisantes.
Ensuite, il s'agira d'anticiper positivement la situation ou la rencontre avec l'objet phobogène, notamment en demandant au patient de se décentrer de la situation et en construisant une représentation positive et adapté de son attitude et de son comportement. Cette anticipation permet au patient de se confronter virtuellement à la situation et à apprendre à gérer, au travers de l'expérience de la séance, ses réactions à venir. Il s'agit pour lui d'apprendre à se rassurer.
Il sera également possible de mettre en place une technique conditionnée, notamment par la construction d'un geste signal, favorisant une sensation ou une impression de protection.
En fonction des cas, de la gravité de la phobie et de l'ancienneté du trouble, il faudra compter de 5 à 12 séances pour construire les outils nécessaires à la gestion de la situation phobogène.
Le traitement d'une phobie passe par l'apprentissage de technique pour gérer la situation phobogène mais il ne suffit pas de rester centré sur le symptôme. Il apparaît, comme évoqué précédemment, que la phobie n'est que la partie immergée d'une difficulté plus profonde, le plus souvent en lien avec l'insatisfaction d'un besoin. Ce processus est inconscient et il est primordial, en plus d'un travail centré sur le symptôme, d'élargir la réflexion à l'identification de ses besoins et des moyens de les satisfaire, ce que les sophrologues appellent les ressources. Si la gestion du symptôme soulage, un résultat durable du traitement passera également par un étayage psychologique et la levé d'un voile sur les raisons profondes qui ont suscitées l'apparition de la phobie.
L'identification de ressources personnelles, d'objets d’investissements affectifs satisfaisants sont les étayages qui facilitent l'utilisation des outils de gestion émotionnelle complémentaires à ce traitement.

L'approche en psychothérapie

Le traitement d'une phobie en psychothérapie analytique se concentrera plus sur la fonction probable du symptôme que sur le symptôme lui-même. Il s'agit de se demander quel est la place de ce symptôme dans la vie du sujet, depuis quand est-il là, comment est-il apparu, dans quelles circonstances? Progressivement, il est possible de lui donner du sens et de le réduire. Souvent, c'est la réduction de la souffrance d'une autre problématique, indirectement liée au symptôme qui permet sa réduction, voir sa disparition.

Par exemple, il est fréquent de découvrir qu'une phobie sociale est liée à des relations familiales difficiles et de constater, lors de la thérapie, la réduction du symptôme phobique au fur et à mesure que le patient fait évoluer sa place au sein du groupe familial, même s'il n'y vit plus depuis longtemps.