Sur des problématiques telles que les addictions, le sophrologue travaille le plus souvent en collaboration avec d'autres praticiens de santé. Cette approche multidisciplinaire est mondialement reconnue comme la plus efficace pour traiter "la problématique addictive".
Par exemple, la diminution d'un traitement anxiolytique doit être accompagnée par un médecin et non pas seulement par un sophrologue, à moins que celui-ci soit aussi médecin.
Définition
C’est le suédois Magnus HUSS qui introduit en 1849 le mot alcoolisme pour définir un « ensemble de manifestations pathologiques du système nerveux, dans ses sphères psychique, sensitive et motrice qui s’observe chez les sujets qui ont, pendant une période prolongée, bu de manière continue et excessive des boissons alcooliques ».
Mais si celui que l’on qualifie encore aujourd’hui d’ivrogne est une représentation courante dans nos rues et nos mentalités, l’alcoolique en tant que personne souffrant de tout autre chose que des conséquences de son alcoolisation est un point de vue plus récent. Pour situer la personne alcoolique, on peut se référer à la définition de J.-P. DESCOMBEY, elle-même empruntée à celle de P. FOUQUET. Ce dernier désignait d’alcoolique comme « celui qui a perdu la liberté de ne pas boire ». J.-P. DESCOMBEY apporte un complément à cette idée en ajoutant : « la perte de liberté de ne pas boire peut aussi se dire : perte de la liberté de boire. Parce qu’un alcoolique devenu abstinent, et qui le reste, a certes recouvré, ou plutôt conquis, la liberté de ne pas boire. Mais, à juste titre, et jusqu’à nouvel ordre, il se considère encore comme alcoolique. Et s'il reste abstinent, c’est qu’il sait qu’il n’a pas conquis la liberté de boire (« avec modération », comme disent les slogans) ».
Perspectives d'un accompagnement thérapeutique
L'approche multidisciplinaire est à favoriser dans le cas d'une dépendance alcoolique. Le résultat thérapeutique tient particulièrement à l'adhésion du sujet à la démarche de soin, la stabilité de son engagement dans ce cheminement difficile et la qualité de la relation thérapeutique qu'il va développer avec les différents intervenants.
Il s'agira de travailler autour de divers axes de travail:
Utilisation de la sophrologie pour maintenir l'abstinence
La sophrologie permet dans un premier temps de restaurer une image du corps et une image de soi plus positive. Ce principe va renforcer la confiance et soutenir la démarche d'arrêt. par la suite, les capacités de recentration et de gestion émotionnelle développées pendant les séances pourront être utilisées pour laisser passer les "flashs" d'alcool et également se positionner différemment face à une tentation ou un contexte favorisant la consommation. Il s'agit que l'alcoolique abstinent sache dire "NON" lorsqu'un verre lui est tendu. Il s'agit également de s'appuyer sur les anticipations positives sans l'alcool travaillées lors des sophronisations. Le développement de perspectives positives sans alcool permettent ainsi de maintenir la motivation du sujet du côté de l'abstinence.
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